Si cette lettre ne s'affiche pas correctement vous devrez visualiser ce document sur votre navigateur Internet, pour cela vous pouvez cliquer ICI (ou Control click)

   

Voici quelques nouvelles de l'actualité de l'énergie et de la société NEOWATT en création. Dernier virage avant l'immatriculation prévue mi octobre. NEOWATT sera une SARL avec 40.000€ de capital. Elle a obtenu la semaine dernière l'aval de la plateforme d'initiative locale de la Vallée de la Marne. Le jury composé d'une douzaine de spécialistes (juriste, expert comptable, banquier, cabinet d'audit, chambre des métiers, PDG d'entreprises, ...) a été "emballé " par le projet et a accordé un prêt à 0%. Plusieurs clients demandent déjà des devis mais un changement de fiscalité prévoyant une augmentation du crédit d'impôt au premier Janvier 2006 (50%) ainsi que la mise en place d'une prime régionale en Ile de France repoussera légèrement les démarrages de chantiers ! La bonne nouvelle étant les incitations gouvernementales multiples et croissantes !

A bientôt et bonne lecture

Joseph TERRIBILE

Au 1er Janvier, de nouvelles taxes pour pénaliser les véhicules polluants en France !

Dans un climat marqué par la flambée du prix du pétrole, le premier Ministre Dominique de Villepin, lors de sa conférence de presse du 1er septembre, a annoncé plusieurs décisions. Le bonus-malus sur les voitures polluantes refait surface sous forme de malus. Une majoration sera appliquée sur la taxe à l'immatriculation sur les cartes grises de véhicules particuliers les plus fortement émetteurs de gaz à effet de serre .
À compter du 1er janvier , cette nouvelle taxe , proportionnelle aux émissions, s'ajoutera au coût actuel de la carte grise fixé par les conseils régionaux en fonction de la puissance fiscale d'un véhicule.
Seuls les véhicules émettant plus de 200 grammes de CO2 au km seront taxés. Pour 8% des véhicules (très grosses berlines, monospaces et 4X4) qui émettent plus de 200 g de CO2 au km, chaque gramme de CO2 coûtera 2 euros supplémentaires entre 200 et 250 gramme de CO2 au km, et 4 euros au delà.
Par exemple, la carte grise coûtera 12 euros de plus pour une Renault Espace IV 2.2dCi (206 g de CO2 par km), 100 euros de plus pour un véhicule Renault Espace plus puissant (250 g de CO2 par km) et 380 euros de plus pour une 4X4 Cayenne (320 g).
En revanche, pour les véhicules qui émettent moins de 140 grammes de CO2 (20% des véhicules essence et 40% des véhicules diesel immatriculés en 2004), il n'y aura par contre pas de système ''bonus'' mais les voitures propres (véhicules électriques, à gaz et hybrides) verront leur crédit d'impôt renforcé à 2000€ au lieu de 1525€ à l'heure actuelle.
Par ailleurs, un programme de Recherche et Développement pour un véhicule sobre en carburant devrait être aussi mise en place. 100 millions d'euros seront investis dans la recherche sur les voitures propres pour proposer aux Français à échéance de cinq ans une voiture familiale qui consommera moins de 3,5 litres pour 100 km , explique le ministre

Gestion des déchets radioactifs.

Le Gouvernement présentera un projet de loi sur la gestion des déchets radioactifs au 1er semestre 2006 bien qu'aucune voie de recherche n'ait permis d'identifier une solution de stockage ''idéale''.
Il prévoit la construction d'ici 2012 à Flamanville (Manche) d'un prototype du réacteur à eau pressurisée (EPR) de troisième génération pour renouveler le parc nucléaire français. La majeure partie des 58 centrales françaises arrivant en fin de vie à l'horizon 2020

Politique énergétique aux USA !

Alors que les Etats-Unis sont considérés comme l'un des principaux pays pollueurs et émetteurs de GES, le président George W. Bush refuse toujours de ratifier le protocole de Kyoto, estimant qu'il convient de miser sur les percées technologiques pour régler la question de l'effet de serre.
Les Etats-Unis et 5 puissances d'Asie Pacifique (Australie, Chine, Inde, Japon, Corée du Sud) ont annoncé le 28 juillet 2005 avoir conclu un accord pour « compléter » le protocole sans que celui-ci n'impose de contrainte ni de calendrier. Les domaines de l'accord vont d'un charbon propre à l'énergie nucléaire civile en passant par l'énergie éolienne et solaire, selon le communiqué commun.
Les ONG et associations écologistes de l'environnement ont condamné cet accord soulignant qu'il n'impose aucune obligation aux signataires et reprochent aux agences fédérales de financer des projets ayant un impact effet sur le changement climatique plutôt que de soutenir des projets de développement d'énergies alternatives plus respectueuses de l'environnement que les énergies fossiles.
Cette réforme, qui coûtera 11,5 milliards de dollars, contre 6,7 milliards initialement prévus par la Maison Blanche, a été présentée par l'administration Bush comme une façon de moderniser la politique énergétique américaine, avec l'objectif de réduire la dépendance des Etats-Unis envers les importations d'énergie.
Les ENR devraient y avoir trouvé un terrain de développement favorable. Pourtant, même si ces énergies bénéficient d'un budget parmi les plus élevées (2,7 milliards de dollars) de tout le dispositif, le texte continue à faire la part belle aux énergies polluantes et sans avenir.
• 1,6 milliard de dollars sont alloués pour encourager l'utilisation de ''charbon propre''.
• 1,5 milliard de dollars seront consacrés au développement du nucléaire.
• 974 millions de dollars sont dégagés pour des explorations géologiques et géophysiques visant à détecter d'éventuels gisements d'hydrocarbures.
• 406 millions de dollars sont investis pour encourager les investissements de raffinage.
Ces aides apportées aux compagnies pétrolières américaines qui ont par ailleurs publié des bénéfices importants en raison de la hausse des prix du brut, ont suscité beaucoup de critiques.
Pourtant, à l'inverse, 900 millions de dollars seront consacrés à des incitations fiscales pour encourager l'achat de véhicules ''propres''…
Par ailleurs, les parlementaires ont renoncé à fixer l'objectif de 10% de l'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020 (l'objectif fixé en France s'élève à 21% d'ici à 2010), et à demander à l'administration de réduire d'un million de barils par jour d'ici à 2015 la consommation américaine.
Les organisations de défense de l'environnement ont dénoncé le manque d'ambition de la réforme, estimant que le texte accorde 2 fois plus d'incitations fiscales à l'industrie nucléaire, au charbon, au pétrole et au gaz qu'aux énergies alternatives propres et aux économies d'énergie .

Les villes du continent européen connaissent des étés de plus en plus chauds !

Les villes d'europe connaissent des étés de plus en plus chauds. Un récent rapport du WWF a étudié les températures estivales de 16 grandes villes et indique que c'est à Londres que les maximales estivales ont le plus augmenté (de 2° en 30 ans) suivi d'Athènes et de Lisbonne (+1.9ºC), de Varsovie (+1.3ºC) et de Berlin (+1.2ºC). C'est à Madrid que l'évolution des températures moyennes en été a le plus augmenté (+2,2°C en 30 ans). Suivent le Luxembourg (+2°C), Stockholm (+1,5°C) Bruxelles, Rome et Vienne (+1,2°C). Paris se classe en 7ème position avec une hausse des températures moyennes estivales de 1°C en trente ans.
Voulant rappeler le lien entre le changement climatique planétaire et la probabilité de plus en plus forte de connaître des canicules, sécheresses et tempêtes estivales plus fréquentes et plus intenses, le rapport du WWF souligne aussi que la production d'électricité qui émet 37% des émissions globales de CO2 au niveau mondial, est un des secteurs les plus concernés soulignant qu'encore beaucoup de pays européens utilisent du charbon pour fabriquer leur courant, source majeure de CO2.
Si l'on veut que les villes restent vivables en été, il est impératif de réduire les émissions de gaz à effet de serre pour stopper le réchauffement de la planète .
Selon le WWF, En 2004, le secteur de la production de courant électrique repose encore essentiellement, au niveau mondial, sur des énergies polluantes dangereuses et épuisables : charbon (39%), gaz naturel (19%), nucléaire (17%), pétrole (7%). Les grands barrages hydrauliques assurent 16% de la production et les nouvelles renouvelables (éolien, solaire…) seulement 2%.
Représentant 37% des émissions mondiales de gaz carbonique (CO2) avec le charbon, la production électrique est l'un des secteurs qui contribue le plus au réchauffement climatique.

Modification du dispositif de lutte contre la pollution de l'air en Ile-de-France.

La procédure d'information et d'alerte du public a été révisée par les arrêtés préfectoraux du 12/07/2005 publié le 1er août 2005. Elle corrige les seuils d'alerte pour l'ozone et supprime la différenciation en 3 zones de l'Ile-de-France qui ne formeront désormais qu'une région. En ce qui concerne la circulation alternée, elle s'appliquera à tous les véhicules catalysés. Les véhicules non catalysés devront rester immobilisés. Sont exclus du dispositif, les véhicules de taxis, de covoiturage à 3 minimum, de professions médicales, d'entretien et de maintenance du service public, de police ou de secours, de transport alimentaire etc.
Sa mise en œuvre sera toutefois identique au précédent dispositif, c'est-à-dire qu'elle sera obligatoire si l'ozone dépasse les seuils prévus.
Un seuil d'information correspond à un niveau de concentration d'un polluant dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée a des effets limités et transitoires sur la santé des catégories de la population particulièrement sensibles (enfants, personnes âgées, asthmatiques et insuffisants respiratoires chroniques).
Il comprend des actions d'information de la population, des recommandations sanitaires aux catégories de la population particulièrement sensibles, ainsi que des recommandations et des mesures visant à réduire certaines des émissions polluantes comme la recommandation faite par les autorités aux conducteurs de véhicules à moteur de limiter leur vitesse.
Un seuil d'alerte correspond à un niveau de concentration d'un polluant dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé ou l'environnement. En plus des actions prévues au niveau d'information et de recommandation, ce niveau comprend des mesures de restriction ou de suspension des activités concourant à la pollution, y compris, le cas échéant, de la circulation des véhicules.
Ainsi lorsque l'ozone atteint le seuil d'information, les préfets ne sont plus obligés d'appliquer une réduction de la vitesse à 20km/h contrairement à l'ancien dispositif. En revanche, la réduction de vitesse de 20 km/heure devient obligatoire aux seuils de 240 microgrammes d'ozone.
De plus, à 300 microgrammes d'ozone, les poids lourds sont tenus de contourner l'agglomération parisienne. Cette obligation s'appliquait précédemment à partir de 360 microgrammes. Notons que les transports routiers étaient responsables en 2003 de 49 % des émissions d'oxydes d'azote et de 13 % des émissions de particules en France.
Par ailleurs et en raison de la hausse du prix du baril de pétrole , le ministre des Transports, Dominique Perben, lors d'une visite au Centre régional d'information et de circulation routière (CRICR) de Rhône-Alpes, à Bron, a suggéré de ramener de 130 à 115 km/h la vitesse maximale autorisée sur les autoroutes. Si l'on réduit la vitesse de 15km/h, le prix du plein reste le même qu'avant la hausse des prix du pétrole, a ajouté le ministre.
Une telle mesure permettrait simultanément de pousser l'automobiliste à réduire sa consommation pour compenser l'augmentation du prix des carburants routiers, de réduire la facture pétrolière de la France, d'améliorer la sécurité routière, de réduire le bruit et la pollution de l'air et enfin de limiter les émissions de gaz carbonique dues à la circulation routière d'au moins 2 millions de tonnes par an.
Une hausse progressive du prix du pétrole est inéluctable, la demande explosant durablement alors que les ressources sont limitées. Dans ces conditions, tout dispositif, tel que la TIPP flottante, visant à atténuer le poids de la fiscalité sur les carburants serait irrationnel et démagogique.