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Comme promis, voici quelques nouvelles de l'actualité de l'énergie, ITER expliqué en quelques mots et un bilan des énergies possible d'ici à 2050.Le chauffage solaire ne sera abordé que dans un prochain N° pour ne pas surcharger. Merci pour les nombreuses réponses au sondage. Ceux qui auraient la chance de connaître un jeune chauffagiste désirant débuter dans le solaire peuvent me contacter !
A bientôt, bonne rentrée et bonne lecture

Joseph TERRIBILE

La loi de programme sur l'énergie votée.

EDF construira le prototype d'EPR proposé par SIEMENS et AREVA. Ce réacteur à eau pressurisée de 3ème génération coûtera 3 milliards d' € et fournira une électricité 10% moins chère que celle des réacteurs actuels.
Les appareils électroménagers devront afficher leur coût de consommation.
Des certificats d'énergie seront attribués aux fournisseurs d'électricité, de gaz ou de fioul domestique qui feront des économies d'énergie. Les autres devront acquitter ''une pénalité libératoire par kilowatt/heure'' ou acheter un certificat.
21% de la production d'électricité devra être réalisée par des énergies renouvelables d'ici 2010 (actuellement 13%), il faudra augmenter de 50% la quantité de chaleur produite à partir d'énergies renouvelables (solaire, bois, biomasse, géothermie) et enfin passer de 1% aujourd'hui à 5,75% en 2010 la proportion de biocarburants incorporés dans l'essence et le diesel.
Des mesures pour l'éolien ont également été votée, des zones de développement seront définies par le préfet, les communes et les commissions départementales.

La France en mauvaise position !

Ainsi que 8 autres états, elle risque d'être poursuivie par la cours de justice Européenne pour non respect d'une directive au sujet de l'utilisation des biocarburants. Ceux ci devraient être plus largement utilisés dans l'intérêt de l'agriculture, pour leurs impact positifs sur les émissions de gazs à effets de serre et pour réduire notre dépendance au pétrole.

Centrale solaire photovoltaïque en Suisse.

La plus grande centrale solaire Suisse, 6000 panneaux sur une surface de 16000 m2 fournissent 1MWh (1 Million de Wh) ce qui veut dire qu'un carré de 125m de coté fournira l'électricité annuelle de 300 foyers. A titre de comparaison, l'équivalent d'une centrale nucléaire ferait 5km par 5km. Le rendement de ce genre de capteur étant encore <15% on peut imaginer l'intérêt de poursuivre les efforts de recherche.

Record du monde en Allemagne !

La plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde est désormais Allemande avec 10MW pour 250000m2 (un carré de 500m de coté).
L'objectif ambitieux de produire 20% de l'électricité à partir de sources renouvelables d'ici à 2020 passe par une politique volontaire. Pour en favoriser le développement, l'énergie solaire bénéficie d'un prix d'achat garantit élevé aux producteurs : 0,58 € le kWh contre 0,13€ en France. L'Allemagne est passée en 2004 leader mondial du photovoltaïque avec une production de 794 MW.
À la même date la France, au 5ème rang de l'UE, ne pouvait produire que 20,1 MW.
En 2004 plus de 360 MWc ont été installés en Allemagne, 280 MWc au Japon et 90 MWc aux États-Unis et 5,8 MWc en France.

 

D'abord pour les enfants:

A quelques détails près, c'est ce que tente de faire le Dr OCTOPUS dans "SPIDERMAN II"
"La puissance du soleil à portée de main"

Pour les non initiés:

A l'heure actuelle, l'homme utilise la fission nucléaire. Cela veut dire que dans les centrales nucléaires ont casse des atomes lourds (Uranium) en plusieurs morceaux. Ce phénomène produit de l'énergie. Le problème vient du fait que les "débris", c'est à dire les atomes plus légers sont des déchets fortement et très longtemps radioactif et émettent des rayons très nocifs invisibles à l'oeil nu. Le projet ITER consiste au contraire à reproduire ce qui se produit au centre d'une étoile. Plutôt que de casser un gros atome, on en fusionne deux petits. La fusion génère aussi de l'énergie, et l'avantage réside dans le fait que l'atome plus lourd qui a été crée (le déchet) est radioactif pendant très peu de temps. On peut donc le gérer sur quelques dizaines d'années contre plusieurs centaines de milliers dans le cas de la fission. Le principal problème réside dans le fait que le processus qui existe au coeur des étoiles est difficile à reproduire. En effet les atomes légers du cœur y fusionnent car ils sont comprimés les uns contre les autres en raison de la masse globale énorme d'une étoile. Un peu comme si vous descendiez à 1.000 mètres sous la mer. La pression qui s'exercerait sur vous serait considérable et vous seriez comprimé. Dans le cas des atomes légers, les conditions de température et de pression au cœur d'une étoile les font se rapprocher à un tel point qu'ils finissent par fusionner. L'objectif de ITER est donc de parvenir à comprimer les atomes suffisamment pour qu'ils fusionnent...

Pourquoi ITER ?

L'objectif du projet ITER est de démontrer la possibilité scientifique et technologique de la production d'énergie par la fusion des atomes. La fusion contrôlée représente un défi scientifique et technologique majeur qui pourrait répondre au problème crucial de disposer, à plus ou moins long terme, de nouvelles ressources énergétiques. A côté de l'énergie de fission, l'énergie de fusion représente l'espoir d'avoir une source d'énergie propre et abondante au cours du XXI è siècle. A l'heure où la raréfaction des énergies fossiles est prévue d'ici 50 ans, il est d'une importance vitale d'explorer le potentiel de toutes les autres sources d'énergie. Avec 300 litres d'eau de mer, on pourrait fournir 1 gramme de deutérium*. C'est-à-dire que l'eau des océans permettrait, à elle seule, de subvenir aux besoins mondiaux de l'humanité pendant, environ, un milliard d'années.

*L'un des noyaux utilisés dans la réaction de fusion (voir schéma ci-dessous)

Qu'est ce que la fusion ?

La fusion est la source d'énergie du soleil et des autres étoiles. Une étoile commence à briller quand la matière en son coeur atteint, sous l'effet des forces de gravitation, des densités et des températures suffisantes pour déclencher des réactions thermonucléaires libérant de l'énergie. La tendance du plasma à se disperser, donc à se refroidir, est contrebalancée par la force gravitationnelle.
Sur terre, le confinement gravitationnel est impossible. Deux voies sont étudiées pour reproduire ces réactions:
- porter à très haute pression et à haute température un petit volume de matière pendant un temps extrêmement court. On cherche ainsi à obtenir le plus grand nombre possible de réactions de fusion avant que le plasma ne se disperse. On parle alors de confinement inertiel.
- piéger et maintenir à très haute température un plasma. Ce plasma est confiné dans une boîte immatérielle de forme torique créée par des champs magnétiques. On parle alors de confinement magnétique.
Pour obtenir une réaction de fusion, il faut rapprocher suffisamment deux noyaux qui, puisqu'ils sont tous deux chargés positivement, se repoussent. Une certaine énergie est donc indispensable pour franchir cette barrière et arriver dans la zone, très proche du noyau, où se manifestent les forces nucléaires capables de l'emporter sur la répulsion électrostatique.



Différentes réactions de fusion

La réaction de fusion la plus accessible est la réaction impliquant le deutérium et le tritium (isotopes de l'hydrogène). C'est sur cette réaction que se concentrent les recherches concernant la fusion contrôlée.

ITER vise à démontrer la faisabilité scientifique et technique de l'énergie de fusion. C'est-à-dire qu'au sein d'un réacteur de type tokamak, un mélange de deutérium et de tritium (isotopes de l'hydrogène) peut être porté à une température de l'ordre de 200 millions de degrés, suffisante pour que la réaction de fusion s'auto entretienne et qu'elle soit contrôlée. On peut raisonnablement estimer que les premiers kW électriques produits par un prototype de réacteur à fusion thermonucléaire puissent voir le jour à l'horizon 2050.

Et ensuite ?

L'étape suivante consistera à construire un réacteur industriel générant de l'électricité. Ainsi se réalisera, à plus long terme, l'un des rêves des physiciens : la domestication sur Terre de l'énergie telle qu'elle est produite au sein des étoiles comme le soleil.

Comment ça marche ?

Le mélange combustible deutérium tritium est injecté dans une chambre où, grâce à un système de confinement, il passe à l'état de plasma et brûle. Ce faisant, le réacteur produit des cendres (les atomes d'hélium) et de l'énergie sous forme de particules rapides ou de rayonnement. L'énergie produite sous forme de particules et de rayonnement s'absorbe dans un composant particulier, la "première paroi", qui, comme son nom l'indique, est le premier élément matériel rencontré au-delà du plasma. L'énergie qui apparaît sous forme d'énergie cinétique des neutrons est, quant à elle, convertie en chaleur dans la couverture tritigène, élément au-delà de la première paroi, mais néanmoins à l'intérieur de la chambre à vide. La chambre à vide est le composant qui clôt l'espace où a lieu la réaction de fusion.
Première paroi, couverture et chambre à vide sont bien évidemment refroidies par un système d'extraction de la chaleur. La chaleur est utilisée pour produire de la vapeur et alimenter un ensemble classique turbine et alternateur producteur d'électricité.

Politiquement:

Depuis de nombreux mois les six partenaires du projet ITER (UE, Russie, Chine, Japon, Etats-Unis et Corée du Sud) ont négociées pour départager les sites potentiels pour l'implantation du futur réacteur expérimental de fusion nucléaire : la Russie, l'UE et la Chine soutenant le site de Cadarache en France face aux USA, au Japon et la Corée du Sud supportant Rokkasho-mura au Nord du Japon. C'est finalement au détriment de nombreuses concessions que le site des Bouches-du-Rhône a été retenu par les partenaires lors d'une réunion à Moscou. La France et l'UE assumeront 50% des coûts de construction du réacteur, estimés à 4,2 milliards d'euros, tandis que le Japon n'en financera que 10% et obtiendra la direction de la gestion d'ITER. Le réacteur devrait tout de même générer entre 3 et 6.000 emplois directs et indirects et représente surtout un espoir pour obtenir une énergie propre et quasiment illimitée. La gestion des déchets radioactifs serait donc en théorie beaucoup plus aisée.
Pourtant les anti-nucléaires dénoncent un projet insensé qui va engloutir environ 10 milliards d'euros et dont le résultat est plus qu'incertain attendu des échecs rencontrés dans le passé. Le risque réside en effet dans l'échec potentiel de cette technologie qui aura nécessité de gros investissements se substituant ainsi à ceux qui pourraient êtres accordés pour améliorer le développement des énergies renouvelables par exemples. Pourtant on peut opposer à cette inquiétude, que le Japon – acteur majeur des énergies renouvelables avec la domination du marché des capteurs solaires photovoltaïques – s'est investi à fond pour obtenir l'implantation du futur réacteur. Si le projet était d'ores et déjà voué à l'échec, il y a fort à parier que les négociations n'auraient pas duré si longtemps…

Quelques réactions intéressantes:

Inquiétudes:

Ce projet pourrait nous faire penser au projet Superphœnix qui devait être la solution d'avenir, il a pourtant été démantelé avant de fonctionner !

Ce projet ne semble pas correspondre aux besoins de l'ensemble des pays de la planète: en effet, comment les pays en voie de développement pourront ils se payer une telle technologie ! On pourrait s'en désintéresser mais ce serait une erreur car leur démographie galopante, leur besoin d'énergie croissant les pousseront vers les énergies les plus polluantes ou les plus dévastatrices. Par exemple la déforestation ou l'utilisation de sources telles que le charbon dont les rejets de Carbone sont énormes. Nous ne serons pas à l'abri, la couche d'Ozone est la même !
Et même si ce projet fonctionne, pas avant 2050 selon les experts les plus optimistes, le problème des énergies est juste devant nous (2015 - 2020).

Le plus urgent aujourd'hui est de mettre au courant la population de sa réelle capacité à réagir à son niveau. Economies d'eau, d'énergie, des multiples solutions de renouvelables qui deviennent accessible aux particuliers, le chauffage à granulés de bois ou à plaquette... Se mettre au courant de ce qui existe et en faire profiter notre entourage. Car la prise de conscience générale est bien en deçà du niveau de l'état d'urgence de notre planète.

Idées:
Enfin, essayons de moins consommer d'énergie par exemple en limitant la climatisation ou en renforçant l'isolation thermique de nos bâtiments, en investissant réellement dans des développement massifs pour les transports routiers, est il normal qu'aujourd'hui on investisse encore des milliards dans les moteurs à explosion ?
Toujours plus puissants, 200, 300, 400 ch ! et plus !
A quand la formule 1 électrique ou à pile à combustible ou solaire ou au moins bi énergie ?

Espoir:
Devant la pénurie énergétique qui se profile, il est impératif d'explorer toutes les inventions et recherches possibles n'ayant pas d'impact sur l'effet de serre dans l'intérêt des générations futures.
Le projet d'ITER ne signifie pas que la voie des énergies renouvelables est abandonnée.
Tous les pays engagent des crédits pour favoriser le développement des énergies renouvelables et non polluantes.
Ceci dit, en pratique personne n'envisage encore de produire une grande partie de ces besoins de la sorte.
Il est donc nécessaire de produire en masse l'énergie dont nous avons besoin par d'autres moyens.
Autant que cela le soit avec des technologies qui nous rendent le moins dépendants possibles d'autres pays (comme pour le pétrole, le gaz ou le charbon) et sans émissions de GES !
Le fait est, que la France est grand meneur dans le développement du nucléaire. Voir le projet à Cadarache est plutôt rassurant du point de vue de la sécurité, puisque nos réglementations (européennes) et notre conscience sociale en matière de sécurité et d'environnement sont les plus contraignantes au monde.
En plus, le procédé qu'utilise ITER est très loin des procédés actuels (y compris le fiasco Superphœnix trop dangereux et non fiable), puisque qu'on parle ici de fusion et plus de fission, dont la réaction n'est plus autoentretenue, donc plus sure, et ne générant plus que des composés dont on pourra se débarrasser. On essaie en quelque sorte de reproduire les réactions du soleil, et bien sur, c'est très dur. Mais c'est prometteur, et permettra à terme de s'affranchir des comb fossiles, et du nucléaire à fission. Mais bien sur, l'essentiel reste que chacun réduise sa consommation et son impact sur la planète, par des choix de consommation, et l'adoption de solutions énergétiques individuelles (chauffe eau solaire, éolienne individuelle...).

ITER, c'est faire un soleil ! . . . . . . . . . . . . . Quelle ambition . . . . . "divine"

Voulez vous savoir Quelles énergies utiliser d'ici à 2050 ? alors cliquez le texte